Ses mains d’une telle élégance qu’on ne doute pas qu’elle saura satisfaire l’homme.
Civilisation 2
Pour notre civilisation, notre culture, et l’art tout entier, j’ai trop d’admiration et de conscience de l’effort consenti pour ne pas aimer qu’on le réduise à ces sanctuaires marchands les musées. Surtout quand, dans le même temps, le lieu véritable de la culture, le creuset de la civilisation, le motif entier de l’art, nos rues, se peuplent de ces figures du nouveau primitivisme que sont les hommes de marché (occidentaux dégénérés) et les hommes du culte (orientaux abrutis).
Monts et vaux
L’enchevêtrement de la nature et des hommes, des routes et des collines, du ciel et des maisons qui oblige à se déplacer dans les proximités de Florence en passant d’une niche à l’autre, cette absence de perspective, produit positivement une sorte d’insouciance. Dès lors qu’on ne voit pas venir, on ne s’occupe plus de voir venir.
Chaleurs
Torpeur de l’été. Température dès le matin. Se lever à l’aube est la solution, car passer cette heure-là, plus rien n’engage à se lever, n’était-ce pour s’asperger d’eau, boire, manger et se recoucher. Du reste, cette chaleur toscane est bien différente de celle qui saisit l’Andalousie de juin à septembre. A moins que cela ne tienne à la réaction des autochtones. Ici, le rythme est lent, mais sans interruption. Les gens vaquent en toute discrétion, comme s’il cherchaient à se faire oublier, les nuits sont inhabitées. Les Andalous s’agitent jusqu’aux premières heures de l’après-midi, font les morts, puis le soleil éteint s’agitent doublement.