L’employée chilienne explique comment ouvrir la porte-fenêtre du balcon. Elle lit le mode d’emploi affiché sur le côté de mur, pousse et tire, perd ses forces. Je prends le relais. J’ouvre, nous ne pouvons refermer. Elle appelle l’agence. Qui explique. A grand peine, nous fermons. Demi-heure plus tard, j’ouvre: la porte se coince. J’insiste. Gala insiste. Pas moyen. Nous appelons l’agence. Ils envoient quelqu’un. Un type demande la permission d’entrer, il entre, il théorise, s’essaie sur la porte, montre, démontre. Et repart. Un heure plus tard la porte-fenêtre menace de s’écrouler, elle est ouverte, nous n’osons plus pousser ni tirer et il fait froid. Gala se plaint. Chauffage au maximum, bruit de ventilation. Derniers ouvriers sur le départ. Nous rappelons l’agence. Les heures de bureaux sont dépassées, l’agence est fermée. Alors le numéro de secours. Ils envoient quelqu’un. Même gars que la fois précédente. Visiblement excédé. Comme a fait la Chilienne, il lit le mode d’emploi sur le côté de mur, résume les gestes l’un après l’autre, nous demande de le filmer, se lance: il fait, fait encore, c’est ouvert, puis défait et re-défait, c’est fermé. A notre tour. J’y arrive plus ou moins. Précisons: avec son aide. Avant de s’en aller il avertit: je ne viendrai pas une troisième fois. Mais il se veut rassurant: “nous vous avons envoyé une vidéo qui détaille les gestes d’ouverture et de fermeture, voilà, bonsoir!”. Je n’ose plus toucher à la porte seulement voilà: mon surf est sur le balcon. J’ouvre, la porte se bloque.