Zarautz

La seule place de sta­tion­nement en bord de mer où atten­dre l’employée qui vient ouvrir l’ap­parte­ment de vacances est numérotée, exige un mac­aron et voici un auto­mo­biliste, voisin, ayant-droit, impa­tient, qui tape à la vit­re, réclame la place, veut m’en chas­s­er, il télé­phone, nous dénonce, appelle la patrouille — merde. Rejoint par la femme de l’a­gence, j’en­tre alors le van dans le garage souter­rain de la loca­tion où il reste coincé. Aus­si gen­tille qu’in­ca­pable l’employée chili­enne a d’abord jugé, de l’ex­térieur alors que je suis au volant, que pour le vélo mon­té à l’ar­rière, c’é­tait sans prob­lème. Bien fait de sor­tir: il serait à met­tre à la poubelle. Main­tenant je suis coincé: garage a colonnes, places étroites, palettes sur la tra­jec­toire, pénom­bre et pous­sière. Je me con­cen­tre, je sue, je n’y arrive pas. Retour dans la rue, feux de posi­tions enclenchés à bonne dis­tance de l’en­trée de l’im­meu­ble: je porte valis­es et sacs, surf et com­bi­naisons, vélo et bière. Puis je vais me gar­er- loin, un, deux kilo­mètres. Revenu dans l’ap­parte­ment de vacances au pas de course, le con­stat s’im­pose: il est entouré de trois immeubles aux façades cou­vertes d’échafaudages sur lesquels tra­vail­lent au marteau-piqueur cent ouvriers.