Cursus

Jours heureux à Agrabuey. Grand ciel au-dessus des toits, bleu loin­tain, ni nuages ni avion. Réveil­lé tard, Gala plus encore, par­fois après midi, Gala que j’at­tends à l’é­tage avec un déje­uner selon l’en­vie suisse-alle­mand, espag­nol ou mex­i­cain. Descen­dre en plaine: très peu — juste pour les achats. Nous vaquons aux occu­pa­tions favorites, écrire, lire, écouter des con­férences, et si le ciné­ma n’é­tait pas devenu un pro­duit sans saveur nous regarde­ri­ons plus sou­vent un film en soirée, en général je suis le pre­mier à décrocher, quelques min­utes passées le générique, visant les livres qui m’at­ten­dent en cham­bre, Miguel Tor­ga, Max Jacob, Ivan Illich, une His­toire de la lit­téra­ture française pour les écol­iers et l’é­ton­nant Georges Poulet avec “Les méta­mor­phoses du cer­cle” qui sans cesse me fait deman­der: “com­ment accu­mule-t-on une telle érudition?”.