Fanfare de fifres et trompettes Plaza Revolución à deux heures du matin. Je rêve. En tout cas, je ne dors pas. Aux prises avec des insomnies ces nuits, je cale précisément autour des 2 heures. Or le silence vient de se briser. Oreille tendue, je crois à un char musical. Sauf qu’il n’y a pas circulation. Et le son est persistant. A la fin je tire le rideau de la chambre d’hôtel, je coulisse la porte-fenêtre. La rue Tabacalera est transversale, pas de visibilité en direction de la place. Mais dans la tour vitrée du Barceló, vers le 90ème étage, l’ombre d’un couple, il sont aux aguets, ils se posent la même question: comment est-il possible?