Matière

Etrange matière des rêves qui s’of­frent avec une telle évi­dence pen­dant la nuit que je ne doute pas de pou­voir, moyen­nant de leur con­fér­er par quelques phras­es mné­motech­niques, dans le demi-som­meil, une archi­tec­ture qui les trans­portera jusqu’au jour, les con­serv­er et me les répéter et qui, le matin, se déli­tent si bien, que je ne me sou­viens avoir prévu de me les redire que par hasard et au moment de le ten­ter appa­rais­sent sans prise et son irrécupérables. Là où ils devraient être, ne se trou­ve plus qu’une sen­sa­tion, un lieu vide.