Pre­science des événe­ments. Un détail soulève briève­ment, devant mes yeux, les cir­con­stances à venir.

Lorsqu’on voy­age dans l’Asie du sud, le con­traste avec la vitesse de nos sociétés est frap­pant. Nos indi­vidus, adap­tés à la tech­nique — un auteur tel que Bernard Stiegler l’analyse bien dans De la phar­ma­colo­gie — sont les appen­dices d’une machine dont le rythme s’est embal­lé. Et autour de cette machine dont la force cen­tifuge croît, des corps tombés et immo­biles: invalides, ivrognes, chômeurs, hagards, drogués, déprimés.

Toute idée générale est pure­ment intel­lectuelle. Pour peu que l’imag­i­na­tion s’en mêle, l’idée devient aus­sitôt par­ti­c­ulière (Rousseau). Remar­que qui fixe l’en­jeu du réc­it lit­téraire infor­mé par l’e­sprit de recherche. Ce que je tente: creuser dans la lit­téra­ture et par elle, le sens.

Seul, oisif, et tou­jours voisin du dan­ger, l’homme sauvage doit aimer à dormir, et avoir le som­meil léger comme les ani­maux, qui, pen­sant peu, dor­ment, pour ain­si dire, tout le temps qu’ils ne pensent point. (Rousseau, Dis­cours sur l’o­rig­ine et les fonde­ments de l’iné­gal­ité par­mi les hommes)

L’ab­sten­tion n’é­tant pas con­sid­érée comme une prise de posi­tion poli­tique, la créa­tion d’un par­ti du refus de vot­er mobilis­erait les voix des citoyens qui deman­dent une réforme fon­da­men­tale du sys­tème des partis.

A la gare de Chi­ang Mai les par­loirs sont sig­nalés à une hau­teur de 1,30 mètre.

La cloi­son de bam­bou trem­ble sous les assauts du cou­ple qui vit dans la cham­bre 32.

Des heures à moto par les rues de Chi­ang Mai, ville sans intérêt dont on se demande com­ment elle attire tant de touristes. Nos casques nous don­nent un air de tortue, je psrte les Ray Ban vieilles de trente ans que m’a cédées mon oncle. Gala me tient par la taille et me com­mente les rues comme s’il n’y avait aucun risque que le moto plonge dans le canal. Un peu plus tard, nous sommes perdus.

Hier dans un bar que les clients rejoignaient à bord de pirogues.

Cette gamine qui embrasse Gala à pleine bouche parce qu’elle vient de la rencontrer.