La circulation massive va s’interrompre. Et la circulation particulière. Ici comme ailleurs, il ne faut pas reculer ses ambitions. Dont acte. Et acte. Et acte. Bientôt, la projection spatiale sera une option “non disponible” pour le peuple.
Afro-progressisme 5
Comme dit l’autre, il n’y a que des énergumènes d’importation pour penser que notre modèle social offre un avenir. Il n’y a qu’eux pour considérer que le sacrifice de travail physique sous gouverne sera amplement récompensé par l’acquisition d’une Mercedes blanche (ou de la mutante blonde que les vidéos de propagande américaines pour le tiers-monde font danser devant les simples d’esprit). Les politiciens ont besoin d’une masse. Or, la masse européenne fatigue. D’où la nécessité de fabriquer une nouvelle masse. Plus primitive, mieux bâtée.
Afro-progressisme 4
Au large de l’Italie avancée, une petite centaine d’envahisseurs tenus en respect à des fins politiciennes par un Catalan au nom des Droits de l’homme. Certains, que l’on dit “désespérés” par dix-huit jours d’attente (mesure qui relativise la situation désespérante qu’ils prétendent fuir), se jettent à l’eau. L’île de Lampedusa est à 800 mètres. Ils ne savent pas nager. Est-ce grave? Non. Ils ne savent pas lire. Ni écrire. Est-ce grave? Ne parlent aucune langue continentale. Savent à peine se laver. Prient. Châtient volontiers les incroyants. Cependant, on nous conte ceci: ils sauront s’intégrer à notre société hypersophistiquée. A titre de comparaison immédiate, mon fils, gradé à l’armée, bachelier et qui parle deux langues, ne trouve pas de travail. Qu’est-ce que le progressisme? Une idéologie qui, bien récupérée et travestie par des vampires de la politique, prétend imposer au peuple (le nôtre) un schéma de renoncement complet à ses prérogatives, sa liberté et son avenir et cela moyennant une agit-prop (celle par exemple de ce Catalan cynique) payée par notre travail via l’impôt. Un milliard deux cent millions d’Africains attendent de participer activement, avec les moyens personnels que nous avons vu, à notre société “progressiste”.
Nouvelle donne
Autrefois, il s’agissait de sauver son âme. Aujourd’hui, il s’agit de sauver son esprit. Placé devant les exigences de l’intemporel, le sujet moral procédait à d’incessants ajustements. Condamné à une temporalité sans horizon il doit procéder, pour demeurer moral, à d’incessants désajustements.
Inde
Si j’en avais les moyens, je m’intéresserais volontiers au rapport, en termes de conformation psychologique, entre l’hindouisme et l’informatique. Il me semble que la facilité des indiens à se mouvoir dans le monde du computationnel à beaucoup à voir avec leur système de juxtaposition des dieux (en quelque sorte, un défaut relatif de la capacité de synthèse).
Autre monde
Partout des appels à la création d’un nouveau monde. Les outils manquent. A moins que ce soit l’homme. Caricature de ce qu’il était, dépossédé de son imagination par trois siècles de matérialisme, il ne sait plus créer. Ce qui est particulièrement vrai du secteur le plus malade de notre société, les capitalistes endurcis. Gérants ou rentiers qu’un mode de vie fondé sur la culture du corps a vidé des tout esprit : ceux-là s’enferrent à vivre engoncé dans la matière ou, quand ils sont pris d’angoisse, délirent sur le posthumain. Mais les autres? Nous tous? Nous voyons le monde actuel circonscrit, saturé, surinterprété. Dans l’état, nul ne juge l’expérience pérenne (je ne parle pas d’écologie, mais bien de psychologie). Ce monde succombe, et nous avec lui. Mais alors pourquoi ne pas réagir? D’abord, parce que les outils de création, détruits par un siècle et demi de critique matérialiste, sont rouillés et que nous avons transférer notre savoir-faire aux grands réseaux d’automates que contrôlent les capitalistes endurcis; ensuite, parce que sortir du monde plat dans lequel ces mêmes commandeurs nous enferment est difficile. C’est que nous manquons de temps libre: comme dans tout totalitarisme en effet, le temps est aliéné. Enfin, parce que nous espérons “tenir encore un peu”, sentiment lié à l’épargne, c’est à dire au travail consenti, dont nous attendons logiquement une récompense. Et pourtant, ce mouvement de sortie du monde actuel aura lieu. Je dirais même qu’il ne saurait tarder. Aussi est-il urgent de fourbir ses outils.