Deux jours d’une pluie grise, ici fait rare. Le village à travers ses habitants hippies devait célébrer le solstice d’hiver en allumant un feu de vieux bois quand l’inclémence du ciel a eu raison de la fête, les rues demeurant vides et ruisselantes. La maison ouverte sur la rue, verre de bière à la main, je regarde tomber l’eau puis décide d’aller respirer dans les profondeurs avant de revenir à mes écrans et à mes écritures, et j’agite mon bâton d’entraînement, chemine le long de la rivière dans la boue de la promenade, il n’y a ni voisin ni chien ni chat, rien que la pluie grise mêlée des fumées des foyers.