“Comment? Vous allez partir maintenant? Non, non, il est beaucoup trop tard¨”. Quelle heure est-il? Il est neuf heures. A peine. C’est le matin. J’ai fait en sorte de me réveiller. Le point de départ du volcan n’est qu’à 18 kilomètres. Même en traînant les pieds. Mais Karin assure: “à votre place, je remettrai. Demain, par exemple, vous vous réveillez à sept heures… Alors vous pourriez être de retour avant la nuit”. Fin du projet volcan. D’ailleurs, c’était du volontarisme. Grimper sur un volcan, ça ne m’intéresse pas. Le Bromo à Java ou le Batur à Bali… Bien sûr, bien sûr, mais je n’en garde pas un souvenir impérissable. Retour en chambre, puis sur la place. Jolie, avec ses pigeons, ses touristes qui photographient (toujours les mêmes dix touristes), touristes qui entrent pour visiter l’église (en fin de compte, pas une cathédrale), église qui ressemble à n’importe laquelle des cent mille églises du XIXème que l’on trouve dans nos bourgs, du moins pourrons-nous dire, les touristes et moi: “je suis aller au Salvador”.