Santa-Ana 2

“Com­ment? Vous allez par­tir main­tenant? Non, non, il est beau­coup trop tard¨”. Quelle heure est-il? Il est neuf heures. A peine. C’est le matin. J’ai fait en sorte de me réveiller. Le point de départ du vol­can n’est qu’à 18 kilo­mètres. Même en traî­nant les pieds. Mais Karin assure: “à votre place, je remet­trai. Demain, par exem­ple, vous vous réveillez à sept heures… Alors vous pour­riez être de retour avant la nuit”. Fin du pro­jet vol­can. D’ailleurs, c’é­tait du volon­tarisme. Grimper sur un vol­can, ça ne m’in­téresse pas. Le Bro­mo à Java ou le Batur à Bali… Bien sûr, bien sûr, mais je n’en garde pas un sou­venir impériss­able. Retour en cham­bre, puis sur la place. Jolie, avec ses pigeons, ses touristes qui pho­togra­phient (tou­jours les mêmes dix touristes), touristes qui entrent pour vis­iter l’église (en fin de compte, pas une cathé­drale), église qui ressem­ble à n’im­porte laque­lle des cent mille églis­es du XIXème que l’on trou­ve dans nos bourgs, du moins pour­rons-nous dire, les touristes et moi: “je suis aller au Salvador”.