Michatoya 3

Grande cham­bre vert-orange, ses puits de jour, son ven­ti­la­teur, ses four­mis. Plusieurs espèces, les unes minus­cules et vélo­ces, les autres gross­es et artic­ulées. Dans la cour, les motos de la famille, la cou­sine sur son télé­phone, la grand-mère dans le hamac, les gnafrons jouent avec des pelures, des bal­lons, de l’eau et la femme, les femmes, ven­trues, fes­sues, cuisi­nent et nav­iguent de l’évi­er au frigidaire, du feu à la lessive. Il fait chaud. Il fait 32 degrés. Pro­gramme rou­tinier. Avec paus­es. Je fais des pom­pes et des élas­tiques, je prends des notes, je lis. Puis j’ai faim et les choses se com­pliquent. Avant d’aller chez la marchande de tacos, je passe à l’épicerie, achète un con­com­bre et deux tomates, il faut encore trou­ver un couteau, pel­er, aller chercher du sel, deman­der s’il n’y aurait pas un avo­cat à ven­dre quelque part sur la rue principale.