Montée vers Colomba, interminable. De part et d’autre, le ravin. Cherchant le ciel, la jungle. Elle pousse le long des parois, allonge ses branches, appuie sur les câbles électriques, fait tunnel. La route est coulée dans la trace que des bulldozers ont pratiquée au flanc de la montagne. Pour attraper un peu de lumière, Il faut lever les yeux. Les passagers balancent de gauche de droite. Par endroit l’on aperçoit les habitants du volcan. Ils dressent la tête hors de maisons étroites et verticales calées sur des excavations. De maisons serties en terre. Nous continuons de monter pour atteindre une église verte trônant sur une place hispanique. L’orage éclate. Le chauffeur tire le frein à main. Une partie des familles descend. Baluchons en équilibre sur la tête, les femmes empruntent des rues droite comme des murs, elles plient et grimpent. Enfin nous rejoignons le cratère et c’est une ville de maisons basses, grises, multicolores, bardées de slogans qui entourent un cimetière de catafalques gris, blancs et multicolores, à capitons, à colonnes.