Post-

Depuis 1990, les postlibéraux ont crée un habi­tat en cir­cuit, sous assis­tance oxygénée, dans lequel ils ont com­pressé au nom d’une improb­a­ble tim­bale et d’un pour­voi indus­triel de la drogue des mil­liards d’in­di­vidus. En quoi suis-je par­tie prenante de ce lux­ueux cauchemar? En quoi suis-je coupable? Con­tes­taitaire mod­este, j’ai peu résisté. Aujour­d’hui, je résiste peu. En out­re, je prof­ite finan­cière­ment des béné­fices que pro­duit la machiner­ie (et ali­mente chaque jour par mon tra­vail sa marche). Mais aus­si, il y a des lois. Autant d’épées. Damo­clès. Et ces lois sont formelle­ment démoc­ra­tiques, ce qui veut dire: validées selon un proces­sus dit “démoc­ra­tique”. Cha­cune à son tour, et à l’in­fi­ni, elles organ­isent une sym­bol­ique qui enferme l’avenir humain dans une cap­sule intem­porelle où les options sont tou­jours de l’or­dre de la red­ite ain­si que dans une pièce de théâtre qui tourn­erait en boucle. Une chose est sûr: tout médiocre que je sois dans mon effort cri­tique, je refuse de croire un traître mot émané des imbé­ciles gou­verne­men­taux qui pérorent ces jours à bon compte invo­quant pour la sauve­g­arde de la col­lec­tiv­ité la sol­i­dar­ité. Ceci pour la sim­ple rai­son que jamais, et moins que moi encore, il n’y ont jamais fait atten­tion, pas plus qu’ils n’y fer­ont atten­tion une fois tirés d’affaire.