easyJet

Soirée de nou­v­el an. Je dépose les enfants à l’aéro­port. De retour, je trou­ve Gala au télé­phone avec Luv. L’avion pour Genève est annulé. Gala insiste: “appelle!” Je suis bien placé pour le savoir, je l’ai d’ailleurs écrit dans easy­Jet: il n’y a pas de numéro de télé­phone sur le site de la com­pag­nie. Gala veut croire le con­traire. Elle cherche et trou­ve. Depuis 2011, la sit­u­a­tion a évolué: chaque pays a son numéro con­sacré. Un machine répond en espag­nol: “bonne année et à demain! Aplo rap­pelle de l’aéro­port. Il explique que des voisins genevois voy­ageant à bord du même avion ont acheté à l’in­stant des bil­lets sur Swiss. Je tape une requête. Les tar­ifs s’af­fichent. Faramineux. Ces genevois ont raflé les trois derniers bil­lets à bas prix. Olof­so appelle: “et s’ils pas­saient par Paris?” Deux vols, un change­ment d’aéro­port et des heures d’at­tente la nuit du 31 décem­bre? Impos­si­ble. A quand le prochain vol easy­Jet? Aplo se ren­seigne. Dans cinq jours. En atten­dant, l’hô­tel est pris en charge. Soit. Reste une énigme. Quelle solu­tion ont trou­vé les deux-cent quar­ante-huit autres pas­sagers? Car, comme cha­cun sait, les vols low-cost sont tou­jours com­plets. Dès lors, com­ment la com­pag­nie pour­rait-elle les redis­tribuer sur les vols suiv­ants?  Cette ques­tion en tête, je repars pour l’aéro­port. Entre temps, je sug­gère aux enfants de pren­dre le train de prox­im­ité et de me rejoin­dre au cen­tre-ville. Une demi-heure plus  tard, je les dépose devant l’hô­tel, un qua­tre étoiles de la chaîne Tryp.
-Voilà Aplo, c’est l’oc­ca­sion de t’im­pos­er. Tu expliques la sit­u­a­tion à l’ac­cueil et tu exiges.
Accom­pa­g­né de sa sœur, il se présente à la récep­tion. Vingt min­utes plus tard, Luv vient me dire qu’ils ont une cham­bre. Il a fal­lu rap­pel­er la com­pag­nie, elle n’avait pas envoyé le mail de réser­va­tion. Il est vingt-deux heures, les pre­miers feux d’ar­ti­fices éclairent la nuit. Les enfants choi­sis­sent de rester en ville. Je regagne le vil­lage. Gala a pré­paré le foie-gras et le cham­pagne. Nous dan­sons sur le ter­rasse. Ce matin, Luv rap­pelle: “nous sommes à la récep­tion, la com­pag­nie n’a retenu la cham­bre que pour une nuit”. Je me ren­dors. A midi, Aplo annonce que lui et sa sœur revi­en­nent une fois de plus de l’aéro­port. Cham­bre et repas sont con­fir­més. Le bil­let de retour aus­si… pour jeudi.