Croire (en ceci, en cela, en Dieu) par dés­espoir: là est le danger.

Une vie petite doit être pos­si­ble, même sur le retour, à con­di­tion de con­sid­ér­er que ce qui a été fait n’est plus à faire et que ce qu’on voudrait faire n’a pas de nécessité.

Une vie petite, régulière, abritée des déci­sions. On y porterait à matu­rité quelque chose d’essen­tiel, le sim­ple. Mais pos­er la ques­tion c’est dire qu’il est bien tard.

Que d’én­ergie pour lim­iter les inégalités.

Par sa forme le théâtre échoue à véhiculer des idées. Et les dia­logues pla­toni­ciens, secp­tiques, baro­ques? Théâtre de pure forme. Pro­gramme plutôt. De quel hand­i­cap pâtit le genre? La sit­u­a­tion? Le devoir de réal­ité qu’elle impose? La sit­u­a­tion lim­ite. Pour faire con­tre-exem­ple, le théâtre mue: il ne se passe plus rien (Adamov, Beck­ett), le dia­logue est aban­don­né (les min­i­mal­istes, Myni­ana), le rêve libère des coor­don­nées physiques (tout le monde), le théâtre triche (mise en scène de textes apartenants à d’autres gen­res). Qu’à-t-on besoin d’idées au théâtre?

Beau­coup de paroles et bien des pen­sées pour peu d’actes, c’est la règle, elle sem­ble bonne. Des actes trop nom­breux engen­drent le soupçon, trahissent par­fois l’idée fixe ou l’ab­sence d’idée.

La soli­tude deviendrait alors un exer­ci­ce oblig­a­toire a rai­son de quelques semaines chaque année.

Regarde devant toi, il n’y a rien à voir sur les côtés.

Le bâti­ment avait sa porte en hau­teur de sorte que nul ne pou­vait dire ce qui s’y pas­sait. Par­fois la porte s’ou­vrait et quelqu’un parais­sait, mais le temps qu’on revi­enne avec des jumelles, la porte s’é­tait refermée.

Un lecteur sur­pris par un livre voudra être sur­pris par les livres con­sé­cu­tifs de l’au­teur, sur­pris de la même façon.