Drogue qui pro­duit des cer­ti­tudes. Qui rend péremp­toire. Sans rap­port avec ce que vous êtes. Rap­port à rien. Cer­ti­tudes sitôt oubliées. De sorte qu’après la descente, lorsqu’on vous les rap­porte, cela paraît impossible.

L’an­cien prési­dent Bush admet s’être trompé en tout. Il y a trois ans il dic­tait la volon­té de l’Amérique à la con­férence des nations.

A qui par­ler?
De quoi?
Peu importe.
Seul compte: comment?

L’avion tombe. Au lieu d’ex­plos­er, il se pose. Nous sor­tons. Dans la ville, il ne se passe rien. Un peu comme l’Es­pagne à l’heure de la sieste sauf que nul ne s’est endor­mi et nul ne se réveillera, ce que l’on perçoit à la qual­ité de l’air, frais et dur.

Dix mil­lions de per­son­nes en France rivées chaque soir au même pro­gramme d’im­ages impulsives.

Que pou­vaient bien nous vouloir ces maîtres qui nous tenaient assis à nos pupitres? Je m’é­tonne ain­si de la joie qu’éprou­vent Aplo et Luv a vivre et racon­ter l’é­cole. Pour moi, tout se déroulait autour de l’é­cole, une fois franchie la clô­ture et ramené en car dans mon quarti­er, ma mai­son, ma cham­bre, ma rue. L’ap­proche de l’élève serait-elle dev­enue cares­sante alors qu’elle n’é­tait que car­can et obéissance?

Si le style est tout, clin­quant il n’é­claire que le vide.

Qu’on ne se soucie plus de moi. Même en pen­sée. Ignoré. Ni amis ni famille. Sus­pendu. Et ain­si, ne remuant pas, ne par­lant plus, condamné.

Rien de ce que pense la philoso­phie n’ad­vient, mais la philoso­phie mod­i­fie notre façon d’advenir.

La cri­tique détru­it la lib­erté qu’elle per­met de penser.