Alors que je prenais cette dernière note, une fenêtre s’ouvre: veuillez prouver que vous n’êtes pas un robot. Preuve que le robot n’est que cela: il ne comprend pas ce que j’écris.
Nuit
Nuit épouvantable au retour de Berlin. La fatigue accumulée au volant pèse sur le corps. S’y ajoute le bruit vulgaire que produit dans la rue un chœur désaccordé d’imbéciles à qui a été enseigné l’art de se défouler sur commande les vendredis et samedis. Ce n’est pas tant la nuisance brute qui me gâte le sommeil que la vie qu’elle implique durant la semaine.
L’homme
L’homme a peur. Quand il maîtrise enfin son environnement, il a peur de la femme. Il organise la langue, circonscrit la femme. Le voici en position de souffler les réponses, d’organiser la femme, de juguler la peur. Il y trouve une illusoire sécurité car, en dernier lieu, la femme est plus intelligente. Pour elle, il est toujours trop tard, elle ne peut rien sans lui. Pour lui, il tient la position au prix de sa vie (qui comme chacun sait, est plus courte que celle de la femme.)