Cent-septante kilomètres, dans un pays qui dispose de routes? Ici, freiné par les camions, les travaux, les déviations, les cônes, mai surtout, les traversées de village et les feux, nous mettons six heures au départ de Deva pour rejoindre Cluj-Napoca. Dès lors, rejoindre Constantia sur la Mer noire puis la Moldavie est plus que compromis. Nous partons pour les Carpathes.
Théâtre futur
Esclaves économiques à qui l’on distribue un ticket pour l’Europe. Certains succombent, d’autres peinent, quelques-uns font le chemin. Rien de neuf sous le soleil. L’argent qui miroite est une timbale promise aux seuls élus. Mais quoi? Imagine-t-on qu’ils ne prendront pas à terme place dans la grande hiérarchie qui soumet le monde occidentale ? Ils la prendront sûrement, dans les temps nécessaires: ce qui ne mérite à mes yeux ni réflexion ni critique. En revanche, ce transvasement d’éléments allogènes essentiellement non-ordonnés à la liberté, à la raison et à la volonté, créera sur un territoire détyrannisé à coups de guerre et de génie, un ensemble social régressif, un peu comme si après un grand spectacle servi par des comédiens majeurs, on donnait la pièce à interpréter à des idiots.