Travail de correction de Diplodocus. Long, infini. J’aimerais m’en libérer, cela dure. Je reprends. Veux m’en débarrasser et insiste: la persévérance est mon défaut. Au salon il fait vingt-huit degrés, il me reste soixante litres de bière, les hirondelles tiennent la vallée, pour elles je broie les miettes de mon pain maison, j’arrose le jardin; les jardins des voisins, retenus à la ville, brûlent dans le soleil. Une trentaine d’heures et je pourrai réécrire Clinique de l’absence de révolte. Ces récits, Diplodocus par exemple, tranches de vie sans intérêt de gens fous, fictifs, que les fous réels, du moins ceux qui encore lisent, ne voulant pas s’entendre dire qu’ils sont fous, ne liront pas.
Pondération
Voisins qui gonflent et dégonflent selon les émotions, les réussites, les échecs. Ce dont je m’aperçois avec surprise puisque, cantonné au village où ils ne viennent que de période en période respirer à bord de leurs résidences secondaires, pour maintenir le cap, là où ils naviguent de routine, en ville, on ne les côtoie que par occasions.
Fischerfritz
C’est le nom du camping au bord du lac de Zurich. Quand vous dites “bonjour!”, personne ne répond, vous tendez la porte, personne ne remercie, vous passez, on vous évite, vous bouscule, avant tout il s’agit de ne pas croiser les regards, d’aller seul avec soi-même, à bon rythme, l’air sérieux de celui qui prend la vie au sérieux.