Un doigt à cinq mains.
Heureuse métaphore
D’un clandestin français de l’internet, cette métaphore : “Il ne faut pas sous estimer la situation actuelle. A force de remonter la rivière, le peuple finira bien par trouver la source. Il verra d’abord la cascade qui mène à la source, qui se situe en haut de la falaise, et construira une échelle pour y parvenir.”
De l’an
Ce jour de l’an, ciel tendu et grand soleil sur Agrabuey. Les enfants prennent le bus pour aller fêter à Huesca, ville modeste et provinciale derrière le col de Monrepos. J’ai retenu un hôtel, ils y dormiront. Cette excitation que j’imagine, je la connaissais bien: avoir devant soi la nuit et la ville. En route, chiens de chasseurs qui rabattent le gibier et pasteur appuyé sur sa canne devant le troupeau. De notre côté, nous avons marché le long de la rivière et nous irons chez le paysan croquer les douze grains de raisin sur les coups de minuit. “Si je suis encore debout”, ai-je précisé. Aussi remarqué la fébrilité qui saisit les touristes ayant loué dans la station basse et qui faute de neige tournent en rond et consomment. Plaisir de vivre en retrait, au calme, de demeurer assis, de boire à petites gorgées, de dormir longtemps.
Zarathoustra
Nietzsche avait ce problème. Son monde était possible et peut-être réalisable. Mais il n’était pas compossible. Il ne pouvait rencontrer celui des autres individus projetant leur psychologie sur la matière vivante et morte, sans que ceux-là, sous l’effet de la peur, n’imposent un plus petit dénominateur commun et ne détruisent le monde de Nietzsche. Ainsi l’a-t-il expliqué dans Zarathoustra. Ainsi l’expliqueront à jamais les manoeuvres humains que visite le don de clairvoyance.