O******e 3

 La petite fille n’était pas petite, et d’ailleurs c’était un garçon.

Valeur

Ama­bil­ité de la vendeuse du Konzum à qui j’achète une can­nette d’un franc : elle l’emballe, me la tend des deux mains, « atten­tion à ne pas la casser ».

Rechange

Dans cette civil­i­sa­tion avancée, chaque homme trans­portait dans ses bagages un homme de rechange des­tiné à le rem­plac­er si l’épuisement avait rai­son de sa vie, mais nul n’ignorait que les rich­es fai­saient trans­porter par des employés un nom­bre plus grand d’hommes de rechange que les autres.

Balade

Après le petit-déje­uner, balade sur le quai est (la piaz­za Venezia se trou­ve sur un bras de terre et nous sommes entourés d’eau, je peux donc choisir un côté ou l’autre) où nagent dans une eau limpi­de des poissons-trompettes.

Vent

Temps superbe, lumière. Les fenêtres s’ouvrent, la musique reten­tit sur la place, les goss­es jouent, les pêcheurs tri­ent leurs filets. Fil­i­forme, les yeux soulignés de noir, la pro­prié­taire : « le vent est mod­éré, mais un jour comme celui-ci, il peut souf­fler jusqu’à 120km/h. C’est un vent sec. Bien­faisant. Mais pas à 120km/h. Cela va dur­er trois jours. Ou six. Par­fois neuf. Tou­jours un mul­ti­ple de trois. »  

Coq

Ten­té par un essai inti­t­ulé Le coq d’Asclépios (dans l’Apologie de Socrate, avant de ren­dre l’âme, Socrate que la Cité à con­traint à boire le ciguë déclare  - je cite de mémoire – « nous devons un coq à Asclé­pios ») qui mon­tr­erait l’importance de la parole don­née comme fonde­ment d’une rela­tion sociale ori­en­tée vers le bien com­mun par oppo­si­tion au régime actuel de juridi­ci­sa­tion des rapports.

Voltaire

Pan­gloss aurait beau jeu de dire “cul­tivons notre jardin” dans un monde où les ter­res restantes sont indisponibles à ceux qui espèrent seule­ment se nourrir.

O*******e 2

 Les bancs furent rem­placés par des chais­es, les chais­es ne furent pas remplacées.

O*******e

Plusieurs clefs pour une porte sans serrure.

Clans

Force est d’admirer la stratégie des démoc­rates améri­cains. Ils jet­tent les minorités dans les rues, poussent au chaos, entre­ti­en­nent la dis­corde et blâ­ment la poli­tique « fas­cisante » du prési­dent Trump. Je pré­cise que je n’ai aucune sym­pa­thie pour le Répub­li­cain, mais je vois bien quel rôle joue un Biden. Le même qu’un Macron en France. Indi­vidus sans foi ni loi que l’on place à l’avant-scène et fait s’agiter devant les télévi­sions. L’heure du spec­ta­cle passée, une nomen­kla­ture de par­ti à la sol­de des multi­na­tionales prend le relais.