Horizon

Il est calme. Sen­ti­ment de vivre sur une île. Ce n’est qu’une mai­son. Donc un îlot. D’où je fais des excur­sions. A gré. Et choi­sis suc­ces­sive­ment mes hori­zons. Bien. C’est bien. Et surtout, ce que toute la vie j’ai cher­ché: accorder le but au désir, jour après jour, sans tenir compte de l’hor­loge sociale, cet out­il de tor­ture. Recon­nais­sons-le, pour la pre­mière fois je cueille les fruits de mes efforts de déso­cial­i­sa­tion: on m’ou­blie. Je m’en félicite.