Le niveau de la rivière a de nouveau monté. Evola me demande de commander des bottes de pêcheur, il revient sur le dégagement des cailloux amassés, parle de la pelleteuse du paysan; achetée par internet en Chine elle n’est toujours pas livrée, six mois que cela dure: “il n’a pas l’air inquiet”. Ces cailloux que drosse le courant, nous les avons levés un par un fin septembre le corps à demi-immergé puis transportés sur la berge. La saison passée, le chantier est à refaire. Mais cette année le barrage est trop important: sans moyens mécaniques, c’est impossible. En attendant l’eau passe sur le pont, il faut des bottes à jambières et une maîtrise d’équilibre pour franchir. C’est la pluie et la fonte des neiges, et il va pleuvoir.