Moi qui pensais qu’il suffirait de rouler dans les rues pour trouver le numéro de téléphone d’une chambre ou d’un appartement à louer. Mais l’époque est à l’internet et je suis naïf, d’autant plus naïf que je reviens d’Amérique centrale, population encore sensée qui rit et parle et renseigne. Puis en cette saison la station de Mimizan est courue des vents, vide, close. Excédé, je menace de repartir pour Agrabuey. L’Office du Tourisme indique à Gala une Résidence des sables. Peu après un retraité vient nous chercher avec sa Renault, il nous fait visiter un bungalow insérer entre dix autres bungalows. Billets de ma main à sa poche, confort de grande surface, le tout brinquebalant mais calme, sans voisin et la mer est juste là, aux vagues déchaînées, j’y vais mon surf sous le bras, en revient pareillement, courant trop fort, danger, je passe à la bière. Splendide côte cependant, inchangée depuis vingt ans quand nous y venions avec les enfants alors petits, d’ailleurs c’est le même quartier, entre dunes et pinède, près de la zone militaire, mais société française au ralenti, et ce n’est pas que la saison, c’est le socialisme, la misère.