Japon

Sushi­to­to. Pas au Japon, au Sal­vador. C’est là que je vais me ren­dre. Pourquoi? Il faut bien aller quelque part. A nou­veau Karin ser­monne: “en un jour, c’est impos­si­ble!”. Le ville au lac, avec vol­can, et hôtels, sal­vadori­enne, de Sushi­to­to, est à hui­tante kilo­mètres. Le jour se lève. Toute la nuit un vent du dia­ble a arraché les toi­tures, les pigeons n’ont cessé de se balad­er, de forni­quer et de chi­er sur la tôle, au-dessus de mon lit, mon sac est fait, je suis paré et… il est déjà trop tard. “A cause des “chor­ros”, dit Karin. Leur espag­nol, je ne le com­prends pas tou­jours. Cette fois je cherche trop loin. “Chor­ros”, au Sal­vador comme en Espagne, veut dire “chor­ros”, c’est à dire tor­rents d’eau. Ils déva­lent sur la route qui mène à la cap­i­tale. J’ex­plique que j’ai repéré une autre route. “Oui, dit Karin, mais non, per­son­ne ne passe par l’autre route”. Donc il va fal­loir pass­er par les “chor­ros”. Et Karin bal­ance la même phrase qu’hi­er: “demain, si tu te lèves plus tôt…”.