Lac Petén Itzá 2

Prom­e­nade en bar­que sur le lac. Aplo manœu­vre, con­tourne les îles flot­tantes, ralen­tit quand un iguane appa­raît sur un palmi­er et relance vers l’épicerie lacus­tre. La bar­que s’en retourne au port. Nous par­tons pour un petit tour archéologique en jun­gle cher­chant l’en­trée du sen­tier, nous a‑t-on dit, « là où vous ver­rez les pop­u­la­tions de deux vil­lages s’af­fron­ter au foot”. Pour ce qui est de l’archéolo­gie, ce n’est pas Machu Pichu, juste des tas de pier­res sur­mon­tés de toiles de tente, mais l’am­biance est verte, ani­mal­ière, soli­taire. Revenu à l’épicerie, instal­la­tion par­mi les buveurs du dimanche. Ils ne sont pas ivres, ils sont saouls. Ils ne sont pas saouls, ils tour­nent sur eux-mêmes, ils versent, ils se relèvent, c’est un spec­ta­cle, il n’est pas sans dan­ger. Débar­que sur un pick-up un cou­ple de mal­abars encore plus alcoolisés. Je repère la machette de celui qui va nu. Il la dresse et l’a­bat sur notre table avec une force qui fait trem­bler la bou­tique. Mon voisin tombe au sol, gueule, se fâche, et ras­sure : « pas de risque, c’est un ami ! ». Mais l’a­mi s’ap­proche d’Ap­lo qui avec un autre ivrogne joue à la machine à sous (mise 1 quet­zal) et dresse la machette entre eux deux. Puis tout le monde rit, l’on reprend une tournée.