Quetzaltenango 2

Dans un petit bar au-dessous du niveau de la rue une petite dame fan d’Ozzy Osborne. Elle passe No More Tears, sert du Rhum à Arto, me sert des Gal­lo, je lui par­le de la mort dans un acci­dent d’avion du pre­mier gui­tariste, de Zack Wylde et de Tony Iom­mi et de la tournée d’Ozzy en Union Sovié­tique. Plus tard Aplo passe du Michel Ponar­eff, moi du Richard Ashcroft. Dans la nuit, tacos sur un stand de rue enfumé avec une mère et son fils, elle âgée, lui âgé, tous deux ivres buvant de l’al­cool fort dans un sac papi­er, le fils s’ex­p­ri­mant ain­si: “la place que tu aperçois ici est un ves­tige de notre révo­lu­tion mais il faut bien com­pren­dre que la munic­i­pal­ité dans un con­texte his­torique de renais­sance du nation­al­isme post-colom­bi­en engage une poli­tique de con­ser­va­tion qui…” tan­dis que la mère qui dévisse de la chaise me jette des clins d’œil pour dire: “vois comme mon fils est intelligent!”.