Aplo s’arrête à chaque stand de montres, vraies ou fausse, essaie, commente, demande les prix. Virus transmis. Même si, après tant d’années, ma curiosité faiblit. Séparément, il emporte trois livres pour ce voyage dont il dira, sur le point de remonter dans l’avion pour la Suisse: “je savais que je ne les lirai pas, c’était pour me donner bonne conscience”. De mon côté, chaque semaine je rêve que je découvre des libraires d’anciens aux étagères remplies de bons volumes, touchant le papier des couvertures, effeuillant les pages, goûtant ce que je vais lire, heureux de dénicher des inédits aussi prometteurs (preuve que cette expérience, encore courante il y a quelques années, devient rare).