Oaxaca

Le long de la route en cré­mail­lère qui con­duit à Monte Alban, un pan­neau vante les ser­vices que pro­pose le bidonville accroché à la mon­tagne, entre autres : chaman­isme toltèque, dia­logue avec les anges, sexothérapie libre et cet extra­or­di­naire « réflex­ion T.V. ». Notre bus est bleu. Sans fenêtres. A bord quelques touristes européens et une famille mex­i­caine. La dernière fois que je suis venu sur le site zapotèque, j’avais dix-huit ans. L’écrivain O.T. arrivait de New-York, nous fai­sions escale à Oax­a­ca avant de rejoin­dre Puer­to Ángel sur le Paci­fique. C’est le même pro­gramme que j’ai choisi pour Aplo. Puis une descente en direc­tion du Guatemala. Du haut des pyra­mides, nous regar­dons la ville. Depuis quar­ante ans, elle n’a pas beau­coup changé. Tapis de con­struc­tion inachevées qui pointent leurs fers tor­dus vers le ciel. Chaos tran­quille. Image des aggloméra­tions mex­i­caines dès que l’on quitte les quartiers bâtis par les Espag­nols ou les pôles de com­merce inspirés des Etats-Unis. En soirée, bière et rhum dans une can­ti­na et achat d’un nou­veau portable (le mien clig­note et s’éteint, et se ral­lume). Au vendeur, je dis : « je vous le prends à con­di­tion que vous trans­fériez tout le con­tenu de mon ancien appareil ». Mal m’en prend : quelques heures après la manip­u­la­tion, mes comptes son inac­ces­si­bles, mes pho­tos tombées dans un trou noir, mes codes volatil­isés enfin je m’aperçois que le vendeur, dis­trait, à gardé mon char­i­ot de cartes SIM.