Ce matin, près de l’église, plus de soleil. Thé de verveine dans le thermos. Les vaches contre les pentes d’herbe dure. Échos des clochettes. Interrompu dans l’écriture par une meute de chiens qui dévale derrière un sanglier. Longtemps les chasseurs, fusils sous l’aisselle, observent la traque du haut de l’arête. Le texte prend forme. Je me demande comment intégrer la seule métaphore que j’avais en tête au moment de former l’idée de cette Clinique de l’absence de révolte (laquelle illustre le cœur du propos) : celle des peintres divisionnistes qui au XIXe privilégient de travail matérialiste de la toile laissant à l’œil le soin de réaliser l’image. A la mi-journée, j’arrête l’écriture. Aucune idée ne vient me visiter durant l’intervalle de vingt-quatre heures, au contraire de la fois précédente, pour l’Ennui, signe que cette affaire d’emmerdeur administratif occupe la moitié de cerveau dont je pourrais disposer pour faciliter la reprise.