Malabars lituaniens vêtus de rouge et de blanc, tatoués jusqu’aux oreilles, beuglant et ivres, un étrange objet devant la tente commune, sorte de colonne piquée de badges, casquettes, fanions, à distance l’on dirait un stand de “merchandising”, quand vient l’heure de partir pour Saint-Léonard soutenir leur équipe au championnat du monde de hockey je vois que ce sont de gros tambours et les voilà qui s’acheminent, montent à six dans une petite voiture, crânes rasés, ventres devant, poings levés. Le lendemain matin, comme je me réveille, ils sont attablés devant la buvette, des verres de bière à la main, et vocifèrent et chantent pour le camping, il n’en faudrait pas beaucoup pour les persuader de partir en guerre.