Nausée, version monde 2.0. Après une autre douche, je chausse les lunettes de soleil les plus sombres et m’aventure pour la seconde fois sur l’artère passante du bord de plage. L’écœurement m’arrête. A peine si j’ai marché 500 mètres. Energumènes d’Europe et d’Amérique à demi-nus, ni jeunes ni vieux, mais lourds, mais gros, bleuis des pieds à la tête, porteurs de chiens quand il ne les promènent pas en poussettes, qui se dandinent et mangent des pizzas. Muzak des boutiques, rabatteurs habillés en Mexicains, pacotille d’osier, pharmacies de Prozac, ponchos, excursions pour Cancun et aux carrefours, dans leurs déguisements, Spiderman, The Mask et Michael Jackson.