Evola

Échange suivi avec Evola demeu­rant sur la rive gauche du fleuve Aral, en Aragón. Il pleut. Il con­tin­ue de pleu­voir. Jamais il n’a autant plus. Les bar­rages débor­dent. Mes amis du club cycliste d’A­grabuey con­fir­ment: “c’est une noy­ade¨”. Depuis quinze jours, Evola est blo­qué à Piedral­ma. Le bois manque. Le frigidaire est débranché. Ce n’est pas grave, il était vide. Son mes­sage: “dîn­er de con­serves est las­sant”. Aus­si, le médica­ment pour l’in­testin manque, il par­le de son coupe-brûlures: “je n’en ai plus et il va encore pleu­voir pen­dant dix jours!” Ensuite, il devra atten­dre la décrue pour franchir la riv­ière en voiture, surtout si la pluie recom­mence de tomber, comme dis­ent les prévi­sions. Mais ras­sure Evola: “ça va, je suis entraîné, au pire je peux jeûn­er dix jours, et même trois semaines”.