Conversation

Aplo s’in­quiète de savoir quelle veste emporter pour le voy­age sachant que nous serons d’abord dans la cap­i­tale soit à 2500 mètres puis sur la côte paci­fique et enfin dans les jun­gles du Guatemala ce qui représente d’im­por­tants écarts de tem­péra­ture. Entre mes­sages audios et mes­sages écrits, cela donne:

Lui: Quel type de veste tu prends toi ?

Moi: Une peau de mammouth.

Lui: Full gore tex ambiance everest ?

Moi: J’hésite: prob­a­ble­ment aucune.

Lui: Sérieux ?

Moi: Oui, sérieux car tout est trop chaud et il faut porter.

Lui: Mm.

Moi: Pour répon­dre de façon plus sérieuse, je ne sais pas. Je me suis posé la ques­tion mais à Méx­i­co nous serons en alti­tude, le matin et le soir il ne fait pas froid mais frais, il peut pleu­voir légère­ment mais c’est improb­a­ble, cepen­dant lorsque l’on sort en soirée, on a envie d’avoir une veste il est vrai mais ensuite, dès qu’on descen­dra en plaine et encore plus au Guatemala, une veste ne sert à rien sauf quand tu dors dans un bus donc je ne sais pas trop, je me demande si je ne vais pas en acheter une là-bas, dans tous les cas ce n’est pas un prob­lème impor­tant, si tu veux pren­dre une veste, prends une veste légère avec un col, je pense que le col c’est impor­tant, les courants d’air sont un problème.

Lui: Bon, il ne va pas faire 35 degrés non plus. D’ac­cord c’est noté, je sais que les cols c’est quand même quelque chose d’assez impor­tant… Euh, oui, oui. Je sais qu’on va la porter après… J’ai de toute façon pris un pull, bref une sorte de vête­ment syn­thé­tique pour le sport, ça pour­rait suf­fire, mais une veste, c’est tout de même assez com­pliqué de choisir une bonne veste donc si je com­prends bien, toi, ton plan serait d’aller là-bas et d’en acheter une sur place… euh, oui, ça fait sens, mais il faut savoir qu’on a pas non plus un max­i­mum de jours pour faire ces achats…

Moi: Je pro­pose quand on arrive que l’on fasse un sémi­naire “veste”.

Lui: Je pro­pose que l’on fasse une brain­storm­ing sur la mis­sion “veste”.

Moi: Ah, ah, ah! Non, écoute, plus sérieuse­ment, moi je vais prob­a­ble­ment pren­dre une veste type bomber un peu usée et qui ne vaut rien, ce sera utile à Mex­i­co, dans la cap­i­tale, le soir, aus­si pour avoir un look, je veux dire un look sécu­ri­taire, tu ne ressem­bles pas à un spaghet­ti et après je la jette, voilà l’idée mais ce je ne vais pas faire c’est pren­dre une belle veste, j’en ai quelques unes, à Fr. 200.-, la traîn­er tout du long, ensuite tu as peur de la per­dre, enfin tu vois ce que je veux dire, là je crois qu’on a fait le tour de la ques­tion, avant le sémi­naire je veux dire. 

Lui: Okay, mais une pré­ci­sion, tu par­les de Q2 ou de Q3 pour le sémi­naire parce qu’il y a Michel qui est en train de nous organ­is­er les zooms et là du coup pour les dix autres employés ils doivent s’or­gan­is­er au niveau des objec­tifs annuels. Non, plus sérieuse­ment, tu dis pren­dre, mais pren­dre avec toi ou acheter sur place une petite veste que tu comptes peut-être jeter là-bas?

Moi: Je crois que c’est la con­ver­sa­tion la plus géniale du début de l’an­née. Ah, ah, ah: acheter une petite veste à jeter sur place! Ecoute, je ne sais pas, à mon avis viens tout nu et après on ver­ra, à mon avis, sur place, il y a des habits.

Lui: Ah, ah, ah, alors on fait comme ça et tu dis que je pour­rais venir nu parce qu’il y a tout sur place? Mais après, je me rap­pelle qu’en Thaï­lande tu avais dit ça aus­si et finale­ment on s’est retrou­vé je ne sais pas où à ne rien acheter du tout donc on avait des habits sales et ça ce n’est pas ce qu’il faut c’est pourquoi j’es­saie d’équili­br­er entre ce que tu dis et la réalité.

Moi: Ah, ha, ah, finale­ment, on va arriv­er au Mex­ique et on va con­stater qu’il n’y a pas d’habits, que tous les Mex­i­cains vivent nus!