Désormais, les gens “se font battre”, “se font tuer”. Partout, on lit, on entend: “il s’est fait tuer!”. Quand cela se produirait, je trouverais normal que l’on dise: “il a été battu”, “il a été été tué”.
Année : 2020
Littérature
À mes corrections de Notr Pays, tel un acharné; combien de temps cela va-t-il durer ? La semaine dernière, après 32 jours de relecture, je lis à la dernière page, “Axarquie, 24 mai 2017” — puisque je note selon l’habitude le lieu où je finis un manuscrit. Mais celui-là est sans fin. Mauvais signe. D’abord, parce que je refuse de croire qu’il ne peut être sauvé et m’efforce. Le roman était et me demeure étranger. Pari relevé, dès lundi prochain j’écrirai à main levée OM (le texte qui précédera TM, publié en novembre), le regard fixe, sans fatigue ni angoisse (du moins le jour) avec pour horizon le point d’accueil et le repos, et cependant, je ne sais pas, je ne sais rien, pas la première ligne de ce que je dirai, mais je vois.
Célèbres
Spectacles des gens célèbres pour les pauvres, qui les rendent célèbres, parfois riches. Vies exhibées, jouées, ordurières, toutes de stupidité et luxueuse camelote, horizon subliminal pour une foule de consommateurs naïfs qui subjugués plient puis s’en vont peser sur le destin matérialiste de notre histoire.