Depuis le début de la semaine, je pose au jardin une assiette de graines. De la fenêtre du premier étage, j’essaie de voir les oiseaux. Il en vient deux, puis un. Puis encore lui, le même, reconnaissable à son ventre rouge. Avant-hier, à la faveur d’un moment de soleil, je sors écrire sur la table de marbre. L’oiseau s’envole, perche dans l’arbre, siffle. Je réponds. Il siffle. Je réponds. Ce matin, la neige couvre tout, assiette, table, chaises longues (pas la place pour les rentrer). Alors que je suis dans la rue, à l’opposé du jardin, apparaît l’oiseau à ventre rouge derrière un angle de mur. Je l’aperçois, il s’envole vers le jardin, revient, recommence son manège.