Marfil

Pluie sur Fri­bourg. Décidé de ne rien faire d’inu­tile. Donc pas de tra­vail. Café, choco­lat, lit­téra­ture, musique. Suivi d’une réso­lu­tion: réécrire Marfil en trois jours, lui don­ner sa forme finale. A l’époque Zoé avait refusé ce man­u­scrit par let­tre. Le refus, bien sûr; mais les argu­ments qui le jus­ti­fi­aient? Alam­biqués, crain­tifs. Eu égard à ce man­u­scrit, aucune pré­ten­tion. Peut-être est-il ennuyeux, illis­i­ble, ou, comme me le fai­sait savoir un ami écrivain à Paris tra­vail­lant de la lit­téra­ture sur rail, au sujet d’un autre man­u­scrit, “sans réel enjeu”. Tout de même je le reprends. Le mois passé dans les mon­tagnes au Nord du Mex­ique pour l’écrire créent autour de ce man­u­scrit une attente (il faudrait ajouter: rien de pire que mêler des sen­ti­ments per­son­nels au juge­ment que l’on tente de for­muler envers son pro­pre tra­vail) qui deman­dent de le con­fron­ter à l’avis d’un lecteur — au moins un.