Mois : février 2011

Sur le chemin de l’é­cole, n’osant pas dépass­er les cama­rades qui me précè­dent et inqui­et d’être ratrap­pé par les cama­rades qui me suiv­ent. Je me suis mis au skate.

L’homme qui attendait l’homme qui a inven­té l’homme en lec­ture ce soir à l’U­ni­ver­sité de Mont­pel­li­er, je m’en sou­viens à l’in­stant. Les raisons invo­quées pour mon absence — ren­dez-vous, retour de Bangkok, enfants — sont réelles, mais, n’eussent-elles été réelles, il m’au­rait fal­lu en inven­ter car aller s’asseoir pour débat­tre avec des étu­di­ants d’une pièce dont il n’y a rien à dire sinon qu’elle a été écrite pour être jouée…

Trois coupures d’élec­tric­ité dans la soirée et l’eau de la machine à laver qui débor­de dans le salon. A l’é­tage, je pose des poêles à pét­role dans les cham­bres des enfants avant qu’il n’y mon­tent, je dors dans un sac de couchage. Et pen­dant ce temps, les réno­va­tions dimin­u­ent mon compte en banque sans aug­menter le confort.

Les drônes, le catch, la guerre pro­pre, pro­duc­tions du même tonneau.

Elle lui don­na ren­dez-vous au bout de la rue, mais à mesure qu’il s’éloignait et péné­trait dans la noir, il com­prit qu’elle venait de met­tre fin à leur ren­dez-vous et qu’il s’éloignait d’elle.

Ce que mes amis alter­nat­ifs ne peu­vent pas admet­tre, c’est que je lave ma voiture.

Com­ment se pren­dre au sérieux? L’ar­gent, oui, pour le plaisir, mais le pouvoir?

Dessin naïf d’un ruis­seau, tous les pois­sons nagent dans la même direction.

Encore des crépite­ments. Plus fort. Dans la cage d’escaliers. Qui sem­blent mon­ter à l’as­saut de la cham­bre. J’ou­vre la porte. Les flammes déposent des lueurs sur les cloi­sons. Peu après il pleut . La cloche de l’église sonne. Qua­tre coups au-dessus du lit humide.

Feuille frois­sée dans la cor­beille. Au milieu de la nuit. Qui se déplie. Je dresse l’or­eille. Ne sais pas ce que c’est. Je me ras­sure. Voilà que le bruit recom­mence. Ailleurs, pas que dans la cor­beille. Une sorte de crépite­ment. Je me dresse dans le lit. Par le hublot de la porte du bureau (où je dors) je vois les lueurs orangées du poêle. Je reni­fle. Odeurs habituelles: plâtre et fumée. En fin de compte, c’est le radi­a­teur. Il crépite.