Verre d’eau. J’aime. Avec une table de matière noble et une tem­péra­ture à fou­et­ter l’esprit.

De grandes, de vastes tra­di­tions mais une inca­pac­ité à les met­tre en dia­logue de sorte que nous bêlons ou nous pous­sons des cris.

Un jour­nal me demande un texte sur l’eau. Je cherche. Et plus je cherche, plus je me con­va­inc que l’eau n’est pas mon élément.

C. écrit qu’elle est ren­voyée de son tra­vail. Qu’elle espère ne pas rechuter. J’ig­no­rais qu’elle avait chuté. Dépres­sion. Un médica­ment lui a per­mis de reste entière. Elle con­tin­ue de le pren­dre. Trop angois­sée, me dit-elle. Lorsque je la con­nais­sais, je ne voy­ais que cela: une fille con­solidée par une morale et des exi­gences intel­lectuelles que la société vomit.

A pro­pos de Mala­parte niant toutes les idéolo­gies; il ne croy­ait que dans son moi et y ajoutait une morale de la force.

Ceux qui entre­ti­en­nent une ambi­tion. Aujour­d’hui, autant de deman­der quel avenir ont les macchabées.

Mes bras trop longs de sorte que je ne peux attein­dre ma queue, et le mou­ve­ment de bal­anci­er n’y fait rien, je suis trop haut ou trop bas, de sorte que je mouille.

Notre façon de vivre est ridicule, mais au-delà d’un cer­tain ridicule, on ne pleure plus, on se cramponne.

Si peu accordés à nous-mêmes. Se débat­tant. La pen­sée par jets nerveux cherche à attein­dre, pour le ramen­er dans le giron, ce qui manque, surtout des accords, afin que les élé­ments dis­parates et sou­vent étrangers de nos vies fassent musique.

Plantes et fleurs, dans le détail, les chemins qui les mènent au ciel, sous les arbres, et les arbres, qui s’élèvent, cela n’est saisi que tard, avec l’âge, à tra­vers l’in­tu­ition brève mais toute irra­di­ante d’une appar­te­nance au même règne.