Au rang des images de honte auxquelles les gouvernements confient la tâche de faire histoire et d’enseigner l’homme — du largage de l’Enola Gay à l’anéantissement de Belchite en passant par l’assassinat de Luther King — on enregistrera ce cliché odieux, pris hier en France, d’un enfant assis sur le sol, à l’intérieur d’un rectangle tracé à la craie, surveillé par une fonctionnaire de l’éducation publique, sa maîtresse, une image qui devrait dresser toute personne de bon sens contre la fausse démocratie qui détruit nos vies.
Sport savate
Mon voisin d’Agrabuey, le barbichu, le jeune, le guide local et népalais, à la femme yogi, envoie à l’instant un message sur le groupe du village, “Nom de dieu, mes amis, j’ai perdu une de mes savates, c’est Josui, mon chien, il est allé l’enfouir dans un pré. Quelqu’un peut-il me la retrouver?” Un quart d’heure plus tard: “Merci! Je l’ai!”
Advention
Comment retrouver Dieu? S’opposer aux humains excentrés qui ne trouvent leur logique expiatoire qu’en faisant main-basse sur les autres humains, dans le cercle étroit, famille, amis, communauté ou dans le cercle large, pouvoir politique, financier, stratégique, demande de réintroduire, face au présent comme prolongation quantitative du présent, une promesse transcendante, un “Dieu” — un affolement de l’esprit qui nous pousse à faire du présent, un présent vivant et désirable. Et je parle, bien entendu, d’un Dieu sans église. Pas d’une administration. Ni d’une exhibition. Mais d’une foi hors-réseau. Authentique. D’une poésie. D’une écologie du vivant et de l’existant. Bref, d’une anarchie. Ce qui pose le problème du peuple, “de-notre-capacité”, au sens où le peuple est aujourd’hui le point de départ de la définition de l’individu banal alors que c’est l’individu original qui devrait être le point de départ de la définition du peuple.