En 1981, Monpère assistait au concert de Simon and Garfunkel dans Central Park au milieu de 400’000 personnes.
An 2 (XI)
Discours de destruction de la liberté, ce soir — La France devient sous Emmanuel Macron le laboratoire européen du totalitarisme. Le dimanche 17 mai 2017, j’étais avec Gala et les enfants à Hauteluce, village montagnard de Savoie. L’individu venait d’obtenir la présidence. Aplo et moi avons posé devant l’écran de télévision; j’ai dit: “le factotum des multinationales est en place, le programme est connu”.
Aéroports fermés
Ce qui me manque le plus, le désordre. Il m’est d’un grand secours car je suis ordré. J’ai la tête ordrée — ce que j’essaie de faire entendre. De fait, le sentiment de désordre n’est jamais que l’incapacité à traiter une information à la vitesse requise. C’est d’ailleurs l’origine de l’exotisme. Dans les agences de voyage, on appelle cela le “dépaysement”. Rien ne m’insupporte plus que la densité des corps dans notre pays la Suisse, à quoi j’ajoute sa prétendue diversité — terme de laboratoire, une connerie. Si on peut le dire “de laboratoire (sans rapport en réel)”, c’est bien parce qu’il n’y a plus en Suisse, hélas, aucun désordre vital, mais une structure industrielle-légale de corps d’importation qui signent leur originalité par des costumes et des couleurs de chair.
Microcosmos
Au jardin, un coup de vent et chavire mon paquet de cacahouètes. Ce que je peux, je ramasse. Le reste est sur la pierre, mais je rassemble, fais un tas. Aussitôt de retour dans ma chaise atterrit une guêpe. Curieuse, elle fait le tour d’une cacahouète. J’observe la danse. Vois que la fève a la taille de son corps. Que cela revient à contourner un rocher. Elle y goûte. S’écarte. Et nettoie ses antennes dont je devine qu’elles sont agacées par le sel.