Plan

La sagesse qui serait de ne plus pren­dre de nou­velles du monde et qui est exacte­ment ce que le monde bous­culé par la force des malveil­lants nous interdit. 

Boule

Intéres­sant que Paul Léau­taud ne s’in­téresse et avoue ne s’in­téress­er qu’à lui-même! Mais aus­si, il a une explo­ration à men­er qui tient à l’âge qui est le sien à la péri­ode où il débute dans cette préoc­cu­pa­tion, trente-sept ans (Cahiers 1893–1906). La cav­erne une fois éclairée, sans pren­dre plus d’in­térêt aux autres, on prend moins d’in­térêt à soi.

Lunapark

Quel est ce délire qui con­siste à installer au cœur des cap­i­tales, comme autant de mon­u­ments au loisir, des grandes roues?

Outrecuidance

Com­bi­en de gens jugent que vous leurs êtes pour par­tie redev­able de votre vie? 

ST

J’es­saie de toutes mes forces de ne rien faire.

Silence

Dans ce vil­lage où il n’y a per­son­ne, cer­tains jours je cal­cule encore mes sor­ties. Par exem­ple, j’ap­porte les poubelles à l’heure du repas ou quand la nuit est tombée.

Demande

A l’homme, l’homme demande d’être plus que lui-même. Il demande ce qui n’ex­iste pas. Ce qui est impos­si­ble. C’est pourquoi advient à par­tir de la nature pre­mière le vivant — et ce qui le fait durer.

Identité

Emmenée par des entre­pre­neurs extrater­ri­to­ri­aux vers des hori­zons de com­merce l’U­nion Européenne a fait sor­tir l’Eu­rope de l’His­toire pour la con­duire vers un idéal de ges­tion. Elle s’aperçoit à ses dépends qu’il existe encore des nations de par le monde, c’est à dire des peu­ples qui ont une histoire. 

Evola

Mau­vais rêve dont les effets se font ressen­tir jusqu’à midi. Dans une salle de ciné­ma, où je prends place avec Evola; le film à peine com­mencé, mon ami se lève et passe devant l’écran pour haranguer les spec­ta­teurs. Hon­teux, je le rap­pelle à l’or­dre. La direc­trice fait son appari­tion. “Police!”, crie-t-elle. Un Noir entre, attrape Evola par le col­let, la lutte s’en­gage. Le Noir a le dessus. Il embrasse plusieurs fois Evola dans le cou pour lui trans­met­tre le virus. Tous deux sor­tent. La direc­trice ral­lume la salle, fait signe au pub­lic: “la séance est finie!”. Le pub­lic prend la file, s’en va. Je m’in­surge: “on ne coupe pas ain­si un film, c’est un scan­dale, vous n’avez pas la moin­dre idée de ce qu’est l’art, vous man­quez de générosité!”.

Maria-Cruz

Vêtue d’une sim­ple blouse alors que je porte une veste dont le col est remon­té: “tu n’as pas froid?”.