Parenthèse

Colono­scopie, troisième exa­m­en sur dix ans, recom­mandé en rai­son de l’as­cen­dance, des malades, un con­damné, mon grand-père. Avant que l’on me couche sur le bil­lard, de côté, je me demande si je dois aver­tir les infir­miers. La fois précé­dente à Fri­bourg, au réveil de l’anesthésie, le per­son­nel se tient à dis­tance de sécu­rité de mon lit. Le médecin me désigne alors une tasse de café: “buvez, nous vous expli­querons”. Et de dire que mal­gré le som­meil chim­ique je me suis défendu à coups de pieds et de poings. En fin de compte, je ne préviens pas. Et l’on m’en­dort. Et l’on me réveille. Si la mort ressem­ble à cela, l’é­tat est enviable.