Fraise

Chez le den­tiste. Une femme. Plusieurs femmes. Un cab­i­net de femmes. Celle qui tient la fraise demande si j’ai peur. Car je coule. “Non, j’ai chaud”. Vingt-huit degrés, j’ai chaussé mon pan­talon tac­tique, un polo bou­ton­né au cou et des bottes mil­i­taires. Le jour, tous les jours, entre le cahi­er de notes, le jardin en feu et la réserve de bière, je me promène à demi-nu mais j’ai jugé qu’il fal­lait devant ces dames être présentable et s’ha­biller. Peut-être me suis-je trop habil­lé. A moins que j’aie peur.