Elle demande si ça va aller. Deux jours qu’elle demande.

La sit­u­a­tion matérielle de l’écrivain, sou­vent déplorable: table ban­cale, lumière pau­vre, bruits de pas à l’é­tage, musique en coulisse, mal de dos.

Ferme con­stru­ite à l’é­cart qui per­met aux hommes d’a­gir loin de la vue du village.

Mon­tagnes fortes et blanch­es que le soleil frappe. Hommes obscurs et petits sur la pente.

Sa voiture changeait de forme et de couleur. Le lui fai­sait-on remar­quer, il en était ravi:
- Tiens, oui, en effet.

Le roman impose un devoir d’ha­bileté con­traire à l’ex­po­si­tion brute de la vérité.

Pas de chaleur, on apporte de la chaleur. Pas de pluie, on arrose. Pas de neige, on enneige. Trop de silence, on fait du bruit. Trop de bruit?

Prodiguer ses soins à une plante pour l’empêcher de grandir, de fleurir, de devenir, pour con­serv­er sa vue.

Com­bi­en de Hesse, de Zola, de Stend­hal, de Calaferte? L’époque présente les miroirs sans dicerne­ment ou en présente trop et noie les figures.

Promesse vraie quand l’habi­tant de ce hameau con­fie : “nous on est ici.”