Que la coupe du monde soit africaine quelle que soient les nations qui disputent les parties est un effet de la spécialisation des industries. Ce n’est pas la spécialité africaine qui doit être critiquée mais le titre abusif de coupe “du monde”.
Fraise
Chez le dentiste. Une femme. Plusieurs femmes. Un cabinet de femmes. Celle qui tient la fraise demande si j’ai peur. Car je coule. “Non, j’ai chaud”. Vingt-huit degrés, j’ai chaussé mon pantalon tactique, un polo boutonné au cou et des bottes militaires. Le jour, tous les jours, entre le cahier de notes, le jardin en feu et la réserve de bière, je me promène à demi-nu mais j’ai jugé qu’il fallait devant ces dames être présentable et s’habiller. Peut-être me suis-je trop habillé. A moins que j’aie peur.
Diplodocus
Travail de correction de Diplodocus. Long, infini. J’aimerais m’en libérer, cela dure. Je reprends. Veux m’en débarrasser et insiste: la persévérance est mon défaut. Au salon il fait vingt-huit degrés, il me reste soixante litres de bière, les hirondelles tiennent la vallée, pour elles je broie les miettes de mon pain maison, j’arrose le jardin; les jardins des voisins, retenus à la ville, brûlent dans le soleil. Une trentaine d’heures et je pourrai réécrire Clinique de l’absence de révolte. Ces récits, Diplodocus par exemple, tranches de vie sans intérêt de gens fous, fictifs, que les fous réels, du moins ceux qui encore lisent, ne voulant pas s’entendre dire qu’ils sont fous, ne liront pas.